Mon retour à l'écriture
- Blanche Richer
- 30 nov. 2023
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 5 janv. 2024
Bonjour! je me présente Blanche Richer, auteure en devenir. Je me passionne pour l’écriture depuis toute petite, mais ce n’est que dans la dernière année que j’ai trouvé le courage de m’y mettre à fond.
J’ai vécu un arrêt de travail pour dépression majeure et c’est l’écriture qui m’a naturellement aidé à m’en sortir. Là où tout était sombre et triste, noircir la page m’a permis de m’accrocher à un brin de lumière. C’était la seule chose qui était facile et qui me venait spontanément.
Encore maintenant, je recommence à peine à lire et le dessin va et vient dans mes pensées.
J’ai depuis longtemps plusieurs projets de roman qui me trottent en tête et qui, parfois, me tiennent éveillés la nuit. Voilà trois ans (année de la COVID), une de ces idées a ressurgi dans mon esprit. Pour une énième fois, j’ai réécrit le début de cette histoire et quelque chose de magique s’est produit : j’ai passé le cap du premier chapitre.
Je n’ai pas tout écrit d’un coup, oh ça non, mais l’élan créateur avait repris sa place dans mon cœur. Tous les congés que je me suis accordés par la suite ont été noyés par ce besoin de vomir cette histoire sur le papier. Déjà, la dépression montrait le bout de son nez, mais l’écriture me permettait de la tenir à l’écart.
D’une certaine façon, je me voilais la face en écrivant. Avec du recul, les mots que je mettais en parallèle dans mon journal étaient déjà sombres et annonciateurs de désordre interne. Malgré cela, ils m’ont permis de tenir, de tenir jusqu’à la cassure.
On croit que tout va bien, jusqu’au jour où l’on s’effondre en larme sur son lieu de travail. Mon corps ne voulait plus : mes mains tremblaient et mes yeux ne tarissaient plus du fleuve d’émotions néfastes qui me noyait l’esprit. J’ai pris tout un avant-midi pour écrire un simple message à mon supérieur pour lui indiquer que je n’allais pas bien.
Je me suis ensuite faufilé, telle une voleuse, telle une malfaitrice qui vient de faire un mauvais coup, hors de mon lieu de travail. J’avais si peur de croiser quelqu’un qui reconnaitrait la détresse dans mon regard. Mon estomac s’était retourné et ma tête voulait exploser. J’ai roulé jusque chez moi dans un état second. J’avais le visage bouffi et le cœur qui se débattait dans ma poitrine. C’était comme si je fuyais un crime que je venais de commettre.
Le lendemain, je voyais un médecin et mon arrêt de travail débutait. Je n’ai pas réussi à me débarrasser de la culpabilité qui m’animait avant plusieurs mois. L’écriture de mon journal et mes rencontres avec une psychologue m’ont permis tranquillement d’exhiber le mal de vivre qui m’habitait.

Très courageux de ta part d'exprimer ton mal de vivre. J'ai connu ce mal envahissant. Aujourd'hui je vais super bien. Je te suivrai dans ton parcours d'écriture. Ta plume sera un remède pour plusieurs personne en mal de vivre. Félicitation !